Du “user-centric” au “planet-centric”

Il ne s’agit pas d’abandonner toute démarche de construction des outils autour de ceux qui s’en servent : rien ne serait plus polluant que de dépenser énergies et temps pour produire un résultat qui ne répondra pas au besoin, ne tiendra pas compte du contexte, effacera toute préoccupation culturelle, et n’aura pour seul destin que d’avoir été réalisés pour être mis de côté. Car ce n’est pas la planète qui fera usage de l’outil.

Pour autant, il n’est plus possible de faire de l’informatique, de l’innovation et des applications digitales sans se préoccuper de l’impact environnemental de ce que nous produisons. Il est tant de placer cette réflexion d’impact au cœur de nos métiers.

Quelque soit le besoin, c’est aux femmes et aux hommes de l’Art de prendre leurs responsabilités dans l’intérêt de leurs clients, du collectif humain et des écosystèmes. Ainsi, pour la construction des bâtiments : une fois que le besoin d’architecture et de décoration sont clairement définis, il appartient aux architectes, aux chefs de chantiers et à tous les autres acteurs participant à la construction de mettre en œuvre les mesures, les standards et les pratiques exemplaires qui garantirons des performances énergétiques optimales, autant que des choix de matériaux limitant la pollution lors de la construction, la vie du bâtiment, et la destruction / déconstruction de celui-ci.

Il est temps d’inventer les outils de mesures, les kits d’arbitrages et les méthodologies de réalisation et de maintenance qui nous permettront d’être un peu plus “planet-centric”.